Linda Perhacs en 1970 dans une composition inspirée de ParallelogramsCréation éditoriale d’après une photographie promotionnelle Kapp Records, 1970

Trésor des années 70

Linda Perhacs
Parallelograms

Onze chansons où la folk acoustique se déplie en visions psychédéliques : une musique de pluie, de lumière et de formes invisibles.

4 avril 1970Kapp Records
FolkLire la chronique

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Parallelograms

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Disque culte

La géométrie
du rêve

Parallelograms semble avoir été enregistré à l’endroit précis où la folk quitte doucement la terre. La guitare reste proche, presque domestique, mais autour d’elle les voix se dédoublent, les flûtes dérivent et les sons prennent des formes que l’on croit voir autant qu’entendre.

Linda Perhacs travaillait alors comme hygiéniste dentaire lorsqu’un de ses patients, le compositeur de cinéma Leonard Rosenman, découvrit ses chansons et l’encouragea à les enregistrer. Leur travail commun ne cherche jamais l’effet psychédélique pour lui-même : chaque étrangeté semble naître d’une sensation, d’une couleur ou d’un mouvement de la nature.

Ignoré lors de sa sortie, le disque a attendu près de trois décennies avant d’être redécouvert. Ce retard paraît aujourd’hui presque logique : Parallelograms n’appartient pas vraiment à son époque. Sa délicatesse, ses silences et ses brusques ouvertures sonores composent un monde intime qui n’a rien perdu de son mystère.

« Une folk traversée par la lumière, comme si chaque chanson révélait la forme secrète d’un paysage. »

D’une oreille à l’autre

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