Syd Matters dans un visuel panoramique aux teintes violettes et orangées autour de A Gospel of Some Sort.Syd Matters, A Gospel of Some Sort

Coup de cœur 2026

Syd Matters
A Gospel of Some Sort

Un retour sans nostalgie facile, entre folk, électronique délicate, mélancolie et écriture cinématographique.

2026Créature
FolkPopLire la chronique

À écouter

A Gospel of Some Sort

Lance l’album avec le lecteur officiel Spotify.

Écouter sur Spotify

Retour en clair-obscur

Quinze ans
de silence

Il y a des retours qui cherchent à reprendre exactement là où tout s’était arrêté. Syd Matters fait autre chose. Avec A Gospel of Some Sort, Jonathan Morali revient sans nostalgie facile, comme si les années écoulées avaient surtout servi à déplacer le point de vue.

Après Brotherocean, le silence discographique aura été long. Morali n’a pourtant jamais cessé de composer, notamment pour le cinéma et le jeu vidéo. Cela s’entend ici : les chansons avancent par climats, par textures, par petites montées de lumière plutôt que par grands effets.

Armageddon Time ouvre le disque avec ampleur, tandis que Choking on Anger et Easy installent cette tension très Syd Matters entre douceur apparente et inquiétude sourde. Guitare acoustique, synthétiseurs et voix feutrée se mélangent sans jamais chercher à impressionner.

Syd Matters Une parenthèse vidéo au cœur de ce retour, entre mélancolie, mouvement et lumière retenue.

Many Years in the Making porte presque son histoire dans son titre. On y entend moins un groupe qui revient qu’un groupe qui a continué à mûrir ailleurs. La mélodie reste immédiatement reconnaissable, mais les contours sont plus diffus, plus cinématographiques.

Plus loin, In the Darkness, Ténèbres ou The Holy Ghost prolongent cette impression de clair-obscur. Le disque parle de perte, de doute, de confusion, mais sans s’y enfermer. Il y a toujours une ouverture, un passage, une lumière qui finit par traverser le décor.

C’est peut-être ce qui rend A Gospel of Some Sort si attachant. Il ne cherche pas à retrouver le Syd Matters d’hier. Il accepte le temps passé et le transforme en matière musicale.

Une mue plutôt qu’un retour.

D’une oreille à l’autre

Et toi,
qu’en dis-tu ?

Une impression, un souvenir, un morceau à défendre ? La conversation est ouverte.

La conversation est ouverte…

Aucune adresse e-mail n’est demandée.
← Toutes les chroniques