La chanson
Aucune envie de demander la permission
Baby I Call Hell figure sur Sistrionix, le premier album de Deap Vally, paru en 2013.
Le duo californien y joue avec une formule volontairement réduite à l’os : guitare, batterie, voix, et surtout une énorme envie de faire du bruit.
Le morceau résume assez bien leur manière de faire. Un riff épais, une batterie qui cogne sans détour, et la voix de Lindsey Troy qui alterne entre provocation, défi et vraie tension. Rien n’est poli, rien n’est vraiment arrondi. C’est un morceau qui avance en donnant des coups d’épaule.
Ce qui rend Baby I Call Hell intéressant, au-delà de son énergie, c’est aussi ce qu’il raconte. La chanson pose une question simple : si tu dis m’aimer, qu’est-ce que tu fais réellement de cet amour ? Le ton est mordant, mais pas gratuit. Il y a derrière toute cette distorsion une vraie exigence de respect et de réciprocité.
Le morceau a d’ailleurs connu une seconde vie en 2023, lorsque Deap Vally l’a réenregistré dans une nouvelle version. Le duo expliquait alors qu’un ancien contrat les privait d’une grande partie des revenus de la version originale. Cette relecture leur permettait de reprendre directement le contrôle de la chanson.
Un riff, deux musiciennes, et aucune envie de demander la permission.
La conversation est ouverte…