La chanson
Une douceur qui dérive
Body on the Water avance avec une douceur presque immobile.
La voix de Zoë Randell reste très proche, comme si elle chantait à quelques centimètres de nous. Autour d’elle, la guitare laisse de l’air, les silences comptent autant que les notes, et le morceau prend son temps.
La chanson figure sur Dear Hamlyn, le premier album de Luluc, paru en 2008. On entend déjà dans ce disque ce qui fait le prix du duo : peu d’effets, beaucoup de retenue, et une émotion qui ne cherche jamais à forcer la porte.
Sur Body on the Water, tout tient dans cette impression de flottement. Le titre lui-même ouvre une image. Quelque chose dérive, sans qu’on sache tout de suite si cela apaise ou inquiète.
La mélodie reste simple, mais elle s’installe lentement. Plus on l’écoute, plus elle semble prendre sa place en nous, avec une délicatesse presque obstinée.
Une chanson qui ne cherche pas à retenir l’attention. Elle la garde quand même.
La conversation est ouverte…