The Whitest Boy Alive · 2006 L’élégance d’une mélancolie qui se danse.
La chanson
Les barreaux invisibles
Il y a quelque chose d’assez fascinant chez Erlend Øye, cette manière de chanter les désillusions avec une douceur presque désarmante.
Parue en 2006 sur Dreams, Golden Cage avance sur une guitare délicate, une basse souple et une batterie qui semble marcher sur la pointe des pieds. Tout paraît léger, presque insouciant, tandis qu’Øye raconte une histoire autrement plus amère. Celle d’un homme qui a poursuivi ses rêves avec obstination avant de découvrir qu’ils pouvaient aussi devenir une prison.
Le texte évoque également les traces laissées par une relation amoureuse. On peut regretter quelqu’un tout en reconnaissant que le malaise existait déjà lorsqu’on était ensemble. Cette lucidité un peu triste traverse la chanson sans jamais l’alourdir.
Et puis il y a ce groove irrésistible, cette façon très particulière qu’a The Whitest Boy Alive de faire doucement danser la mélancolie. Vingt ans après sa sortie, Golden Cage conserve une fraîcheur étonnante.
À réécouter
Golden Cage
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