Un jour, une chanson · 40

Dodgy
Grassman

Un morceau de 1994 où Dodgy laisse derrière lui la pop solaire pour une dérive plus lente, sombre et psychédélique.

1994HomegrownA&M Records
RockPopPsychedelic

Dodgy · 1994 Une dérive psychédélique, plus sombre et plus étirée que l’image solaire souvent associée au groupe.

La chanson

Derrière l’été,
l’ombre

On associe souvent Dodgy à une pop britannique lumineuse, aux refrains immédiats et à l’insouciance de Staying Out for the Summer. Grassman montre une autre face du groupe.

Le morceau prend son temps. La guitare s’étire, la voix de Nigel Clark se fait plus habitée, et l’ambiance devient progressivement plus dense. On est loin du format pop classique : Grassman ressemble davantage à une dérive psychédélique, presque hypnotique, qui ferme Homegrown sur une note plus étrange et plus sombre.

La chanson avance par vagues, entre tension et abandon. Il y a quelque chose de très organique dans cette manière de laisser le morceau respirer, comme si Dodgy quittait momentanément la britpop pour aller chercher du côté du rock psychédélique des années 1960 et 1970.

C’est aussi ce qui la rend si intéressante aujourd’hui : elle rappelle que le groupe ne se résumait pas à quelques hymnes estivaux.

Derrière les refrains au soleil, il y avait aussi des ombres longues.

À réécouter

Grassman

Le morceau dans le lecteur officiel Spotify.

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