La chanson
Derrière l’été,
l’ombre
On associe souvent Dodgy à une pop britannique lumineuse, aux refrains immédiats et à l’insouciance de Staying Out for the Summer. Grassman montre une autre face du groupe.
Le morceau prend son temps. La guitare s’étire, la voix de Nigel Clark se fait plus habitée, et l’ambiance devient progressivement plus dense. On est loin du format pop classique : Grassman ressemble davantage à une dérive psychédélique, presque hypnotique, qui ferme Homegrown sur une note plus étrange et plus sombre.
La chanson avance par vagues, entre tension et abandon. Il y a quelque chose de très organique dans cette manière de laisser le morceau respirer, comme si Dodgy quittait momentanément la britpop pour aller chercher du côté du rock psychédélique des années 1960 et 1970.
C’est aussi ce qui la rend si intéressante aujourd’hui : elle rappelle que le groupe ne se résumait pas à quelques hymnes estivaux.
Derrière les refrains au soleil, il y avait aussi des ombres longues.
La conversation est ouverte…