La chanson
Ce que le temps
n’efface pas
Il y a des chansons qui donnent l’impression d’avoir attendu longtemps avant de trouver leur moment.
Rina est de celles-là.
La chanson avait été écrite autrefois par John Schwab, le père de Ben Schwab, pour son groupe Mad Anthony. Des décennies plus tard, son fils la reprend avec Sylvie, en essayant de préserver ce qu’elle avait de précieux tout en lui donnant une nouvelle vie.
Et cela s’entend immédiatement. La voix d’Alex Amen glisse sur les guitares, le pedal steel et les cuivres avec une douceur presque ancienne. Tout semble baigné d’une lumière de fin d’été, quelque part entre folk californienne, country et pop des années 1970.
Mais Rina n’est pas seulement une jolie chanson nostalgique. Ben Schwab parle d’une personne que le monde pourrait facilement ne pas remarquer, et de cette force discrète que certaines présences laissent derrière elles. Le morceau devient alors autant une chanson de souvenir qu’une chanson de transmission.
Quelque chose passe d’un père à son fils, puis d’une époque à une autre.
Et soudain, ce qui dormait sur une vieille bande retrouve de l’air.
Certaines chansons vieillissent. D’autres attendent simplement qu’on les retrouve.
La conversation est ouverte…