La chanson
La saison où
tout reste
Stick Season parle de départs, de souvenirs qui collent encore aux lieux, et de cette période étrange où l’on voudrait avancer alors que tout autour semble rappeler ce qui vient de se terminer.
Le morceau est très dépouillé : guitare acoustique, rythme presque sec, voix légèrement fêlée. Rien ne cherche à masquer le texte, et c’est justement ce qui lui donne sa force.
Chez Noah Kahan, la petite ville, les routes, les saisons et les relations deviennent presque un seul paysage. Dans Stick Season, le froid n’est pas seulement météorologique. Il ressemble à cet entre-deux où quelque chose est fini, mais où l’on n’a pas encore appris à vivre complètement après.
La chanson reste pourtant étonnamment lumineuse. Son refrain est immédiat, presque chaleureux, comme si la mélodie refusait de se laisser engloutir par ce qu’elle raconte.
C’est peut-être pour ça qu’elle touche autant.
Il y a des saisons qui passent dehors. D’autres mettent beaucoup plus longtemps à nous quitter.
La conversation est ouverte…