La chanson
Un monde en deux minutes quarante
We, Us the Pharaohs entre sans fracas, mais avec une vraie présence.
La voix grave de Maxwell Farrington installe immédiatement quelque chose de théâtral. Le SuperHomard lui construit un écrin souple, avec des arrangements qui regardent vers la pop orchestrée des années 60 sans donner l’impression de rejouer le passé.
Le morceau ouvre Once, l’album commun publié en 2021. Dès ces premières minutes, le projet trouve son équilibre : une voix très incarnée face à une production précise qui sait laisser de l’air.
Le texte fait apparaître des images comme des fragments de rêve. Des pharaons, des cartes, des signes qui passent puis s’éloignent. La chanson ne cherche pas à tout expliquer. Elle préfère laisser ces visions circuler.
Tout cela tient en moins de trois minutes. C’est court, mais suffisamment ample pour donner l’impression d’ouvrir une porte sur un univers plus vaste.
Une ouverture élégante, légèrement étrange, qui donne envie de poursuivre.
La conversation est ouverte…